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Climate Striking in France

Je m’appelle Maëlle, j’ai 17 ans, et je viens de Lausanne (Suisse). J’ai toujours entendu parler de changement climatique depuis que je suis petite, mais jamais comme d’une urgence. Les gens temporisaient, en parlaient comme d’un événement lointain, assez vague, et puis… Le 18 janvier 2019, j’ai entendu parler pour la première fois d’un grève pour le climat. Je n’étais pas très convaincue, je me demandais si c’était vraiment un mouvement, ou juste un moyen pour certains de s’amuser et de rater des cours. Étant en apprentissage, je ne pouvais pas y aller sans prendre congé, et j’ai finalement renoncé à y participer. Le 2 février a eu lieu une deuxième marche, j’y suis allée avec quelques amis. C’était ma première manif, et le sentiment d’être dans un groupe motivé par un même objectif était incroyable. Depuis ce jour-là, je n’en ai manqué aucune. Mais c’est seulement au début de l’été que j’ai réellement rejoint le cœur du mouvement, après beaucoup d’hésitation. Étant de nature timide, « rattraper le train après qu’il soit parti », rejoindre un groupe déjà formé depuis des mois, soudé où les gens semblaient si sûrs d’eux, cela m’effrayait un peu. Finalement, après avoir participé à une session de brainstorming, puis à une AG du canton de Vaud, j’ai intégré le GT de Communication. Étant en apprentissage de polygraphe, cela m’a permis de mettre à contribution les connaissances acquises en cours pour la création de flyers, affiches, logos, posts réseaux sociaux, etc. Depuis, j’ai participé à un premier meeting national, aux AG cantonales et à d’autres réunions. Fréquenter les personnes de la Grève du Climat m’a aidé à véritablement prendre conscience de l’urgence de la situation et à avancer dans ma réflexion sur le sujet, sur mon propre impact et sur mes habitudes ou choix personnels à changer. Et j’ai aussi beaucoup appris; que ce soit sur les sciences du climat, la biodiversité, les modes de vies alternatifs, et bien d’autres sujets. Cela m’a permis de trouver des gens avec qui échanger, partager, et lorsqu’on voit l’ampleur de la crise climatique, ou qu’on découvre les discours sur l’effondrement, pouvoir agir et se soutenir les uns les autres est une nécessité.

English Translation: My name is Maëlle, I am 17 years old, and I come from Lausanne (Switzerland). I have always heard about climate change since I was little, but never as an emergency. People were procrastinating, talking about it as a distant event, rather vague, and then... On January 18, 2019, I first heard about the climate strike. I was not very convinced, I wondered if it was really a movement, or just a way for some to have fun and miss classes. Being an apprentice, I could not go without taking leave, and I finally gave up on the idea of participating. On February 2 a second strike took place, I went with some friends. It was my first demo, and the feeling of being in a group motivated by the same goal was incredible. Since that day, I have missed none. But it was only at the beginning of the summer that I really joined the heart of the movement, after much hesitation. Being shy in nature, and feeling as if I had ‘missed the boat’ by joining a group already formed for months, in which people seemed to have bonded and were so confident, it scared me a little. Finally, after having participated in a brainstorming session in the canton (administrative area) of Vaud, I joined the Communication working group. Being a graphic design apprentice, it allowed me to use the skills and knowledge I had acquired to create flyers, posters, logos, posts for social networks, etc. Since then, I have participated in a first national meeting, a regional meeting and other gatherings. Getting involved in the Climate Strike has helped me to truly become aware of the urgency of the situation and to reflect in more depth on the subject, on my own impact and on my habits or personal choices to change. And I also learned a lot; about climate science, biodiversity, alternative lifestyles, and many other topics. It allowed me to find people with whom to collaborate and share experiences, and when you see the magnitude of the climate crisis, or you discover the facts about the collapse of our ecosystem, to be able to act together and support each other is a necessity.